Ces nouvelles sanctions visent l'Organisation des prisons de Téhéran et Sohrab Souleimani, en fonction notamment en avril 2014 quand des prisonniers politiques ont été passés à tabac pendant "plusieurs heures", indique le Trésor américain. L'administration américaine prend soin de préciser que ces mesures sont liées à des "violations des droits de l'Homme" et ne contreviennent pas à l'engagement pris par Washington en juillet 2015 de lever ses sanctions liées au programme nucléaire controversé de Téhéran.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a qualifé "ces sanctions unilatérales (...) d'illégitimes et illégales". Dans son briefing quotidien, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer avait ajouté que l'Iran continuait à "injustement détenir" des ressortissants étrangers et notamment bi-nationaux irano-américains et a appelé à leur "libération immédiate".
M. Souleimani est le frère du général Ghassem Souleimani, le chef des opérations extérieures des Gardiens de la révolution --l'armée d'élite iranienne-- qui figure déjà sur la liste noire américaine, a indiqué M. Spicer. Aux termes des sanctions annoncées, l'Organisation des prisons de Téhéran et M. Souleimani ne peuvent nouer des transactions avec des entités américaines et voient leurs éventuels avoirs aux États-Unis gelés.
Début février, l'administration Trump avait déjà imposé de nouvelles sanctions contre l'Iran, liées cette fois à son programme de missiles balistiques, provoquant la réaction des autorités de Téhéran qui ont imposé des sanctions contre des sociétés américaines.
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