Une enquête ouverte en 2015. Les deux femmes sont soupçonnées d'avoir indûment versé des salaires à des assistants parlementaires à Strasbourg, tandis que ces derniers consacraient l'essentiel de leur temps à travailler pour le Front national en France. Le parquet de Paris a ouvert une enquête à ce propos en mars 2015, après un signalement du Parlement européen. Depuis, Charles Hourcade et Catherine Griset, respectivement assistants de Marie-Christine Boutonnet et de Marine Le Pen, ont été mis en examen pour "recel d'abus de confiance".
Plusieurs refus de se présenter. Fin février, Marine Le Pen a été convoquée par la police, qui souhaitait l'entendre dans ce dossier, dans le cadre d'une audition libre. Mais, protégée par son immunité parlementaire, la candidate à l'élection présidentielle ne s'est pas présentée devant les enquêteurs, arguant qu'elle ne répondrait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu'aux élections législatives, fin juin. Début mars, les juges d'instruction ont demandé à l'entendre en vue d'une mise en examen et se sont heurtés à la même réponse.
Une première immunité levée. Si l'immunité parlementaire de la présidente du FN était levée par le Parlement européen, cette dernière pourrait être contrainte de se présenter aux convocations des juges, comme tout justiciable. Dans un autre dossier, la candidate n'est déjà plus protégée : le 2 mars, Strasbourg a décidé de lever son immunité à la demande de la justice française, qui enquête sur des tweets contenant des photos d'exécutions menées par l'État islamique, relayés par Marine Le Pen.
Europe1
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