Question : Avez-vous l'intention de durcir les lois antiterroristes ?
Réponse : "Nous avons criminalisé les départs à l'étranger liés au terrorisme et élargi (le champ des poursuites) pour financement du terrorisme. Il y a de la marge pour élargir (la loi) davantage. Il peut s'agir d'être actif au sein d'une organisation terroriste même si la participation à un acte spécifique n'est pas établie. On pourrait ainsi engager la responsabilité d'individus en ratissant plus large et en intervenant plus tôt auprès de personnes potentiellement dangereuses".
Q : Pourquoi la Suède est-elle une cible ?
R : "C'est difficile à dire. Il est possible que seul l'auteur (de l'attentat) puisse répondre à cette question en fournissant un mobile à son acte. En attendant d'en connaître précisément les circonstances, il est délicat de spéculer sur le fait qu'il s'agissait ou non d'un loup solitaire, s'il était mu par des raisons personnelles ou si une organisation était derrière, auquel cas la question serait plus pertinente. C'est encore un peu tôt".
Q : Comment s'assurer que les déboutés du droit d'asile ou de résidence soient effectivement reconduits à la frontière ?
R : "Nous pensons à la loi en vigueur en Norvège, un pays qui a une Constitution proche de la nôtre. Actuellement (en Suède) il faut une suspicion délictueuse (pour obtenir les moyens d'enquête). Nous voulons donner à la police le droit, sans suspicion concrète, de vérifier sur les lieux de travail si les personnes qui s'y trouvent séjournent (légalement) en Suède, (...) notamment dans les secteurs de la restauration et la construction. Il est très difficile de donner un chiffre précis mais ces dernières années le chiffre des personnes restées en Suède malgré un arrêté d'expulsion émis à leur encontre tourne autour de 10.000 chaque année. Certains quittent le pays sans que nous le sachions. L'an dernier, le nombre de reconduites forcées et volontaires a augmenté, avec le départ du territoire de 19.000 personnes".
Lepoint.fr
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