Dans les églises portugaises, les femmes aussi montent à l'autel

  11 Avril 2017    Lu: 734
Dans les églises portugaises, les femmes aussi montent à l'autel
Dans certains villages du sud-est du Portugal, la pénurie de curés catholiques pousse plusieurs femmes, simples croyantes, à célébrer elles-mêmes les offices du dimanche pour animer la vie religieuse de ces communautés vieillissantes, mais ouvertes au changement.

Dans la minuscule église de Carrapatelo, hameau d'une quarantaine de maisons perché sur une colline qui surplombe les vignobles de la région de Reguengos de Monsaraz, Claudia Rocha, en robe noire et baskets, s'adresse à une douzaine de fidèles, des femmes âgées pour la plupart.

Son blouson en cuir et son smartphone posés sur un banc au premier rang, la jeune femme de 31 ans conduit avec aise cette "assemblée dominicale en l'absence du prêtre". Après les prières et les chants liturgiques, elle commente elle-même les lectures bibliques du jour, tel un prêche.

A la fin de la cérémonie, elle distribue la communion, comme à la messe, à la différence que les hosties qu'elle brandit entre le pouce et l'index ont été préalablement consacrées par le curé, et qu'elle ne boit pas le vin représentant le sang du Christ.

"Si je n'étais pas là aujourd'hui, cette église serait fermée. Peu importe si je suis femme, diacre ou prêtre. Ce qui compte, c'est d'avoir quelqu'un qui appartient à cette communauté et qui préserve son lien avec le curé, même quand il n'est pas là", explique-t-elle à l'AFP.

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