Dans le projet de Brexit de l’UE, le premier droit de confirmation sur l’avenir des relations entre Gibraltar et l’UE est accordé à l’Espagne, suscitant des débats en Angleterre.
Selon le projet de l’UE pour les négociations, un accord sur le Brexit ne sera pas valable à Gibraltar sans accord particulier entre l’Angleterre et l’Espagne.
Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a fait savoir que la position de son pays serait « solide comme toujours » alors que la Première ministre Theresa May avait annoncé une « position résolue » sur Gibraltar.
Selon le porte-parole de May, la Première ministre britannique a dit à son homologue de Gibraltar, Fabian Picardo que « l’Angleterre ne ferait pas partie d’un aménagement qui laisserait la souveraineté de la région à un autre pays sans la volonté des habitants de la région ».
May était critiquée de ne pas avoir évoqué Gibraltar dans sa lettre composée de 6 pages et 50 articles, envoyée mercredi à l’UE.
L’ancien ministre britannique de l’Intérieur et personnalité éminente du Parti conservateur au pouvoir, Lord Michael Howard qui a fait des explications à l’agence de presse publique BBC, a noté que May est résolue sur la question de Gibraltar tout autant que Margaret Thatcher l’était sur les îles Falkland.
Toutefois les explications d’Howard ont été considérées comme « une menace de guerre » par le Parti libéral-démocrate à l’opposition.
Gibraltar, situé au sud de l’Espagne, est sous la souveraineté de l’Angleterre depuis plus de trois siècles.
La région qui dépend de l’Angleterre dans la défense et les Affaires étrangères, est indépendante dans les autres domaines.
Gibraltar où l’Espagne revendique des droits, avait refusé la souveraineté de ce pays au cours de deux référendums dont l’un en 1967 et l’autre en 2002.
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