Qu'y a-t-il derrière la proposition de Franços Hollande?

  11 Mars 2017    Lu: 2101
Qu'y a-t-il derrière la proposition de Franços Hollande?
Le discours du président français François Hollande indiquant que «la France entend être utile pour parvenir à une solution durable» lors de la rencontre avec son homologue Serge Sarkissian sur le règlement du conflit du Haut-Karabakh et l'utilisation du mot «sanction» mérite d'être salué.

Il convient de noter que les parties n'ont pas trouvé de solution au conflit depuis 25 ans. La raison est que les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE n'ont pas trouvé des moyens «plus efficaces» et ils ont recouru à des sanctions. En fait, il n'est pas nécessaire de trouver un moyen. Il y a 4 résolutions de l'ONU sur le conflit du Karabakh (822, 853, 874 et 884). Ces résolutions doivent être respectées par l'Arménie. Sinon, les articles 39, 41 et 42 du chapitre VII de la Charte du Conseil de sécurité de l'ONU doivent être appliqués, qui prévoient non seulement d'imposer des sanctions au pays occupant, mais aussi d'utiliser la force. La France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et coprésidente du Groupe de Minsk de l'OSCE ne doit pas accepter la violation des normes internationales.

L'appel de Hollande à établir un «mécanisme pour fournir le contrôle sur la ligne de front» et «les sanctions contre les menaces à la paix» ne réglera pas le conflit. Cela servira à maintenir le statu quo qui contredit les déclarations conjointes des Présidents des pays coprésidents du Groupe de Minsk à l'Aquila en 2009 et Muskoka en 2010. Les présidents des pays co-présidents avaient souligné l'impatience de maintenir le statu quo dans ces déclarations conjointes et le 26 mai 2011, ils ont réaffirmé en France, Deauville qu'aucune solution n'existe à l'exception de la suggestion déjà faite par eux.

Il est évident qui veut maintenir le statu quo - l'Arménie. De toute évidence, l'Arménie et ses défenseurs ont suggéré l'application d'un mécanisme de contrôle sur la ligne de front. La raison principale de cette suggestion est de maintenir le statu quo.

Nous soulignons une fois de plus que la tentative de l’Arménie de « renforcer les mécanismes de contrôle sur le front », en refusant des pourparlers de fond, n’est rien d’autre que l'extension du statu quo. Cela signifie également que les territoires occupés par les Arméniens jouent le rôle de frontière de facto entre les deux pays. Comme chaque nation et Etat, le peuple et le gouvernement de l’Azerbaïdjan ne peuvent pas être d'accord avec cette situation qui met en question sa souveraineté.

Si la France, conformément à son statut et aux normes internationales, demande à l'Arménie occupante de respecter la Charte des Nations Unies, qui est le document international suprême, et les résolutions 822, 853, 874, 884 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Haut-Karabakh, il n’y aura pas besoin de « renforcer les mécanismes de contrôle sur le front ». Parce qu'alors, il ne sera pas le front lui-même.

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