"Ce que nous attendons de l'Allemagne, c'est qu'elle règle ce problème. Nous avons l'intention d'organiser environ 30 rassemblements. Nous en avons informé les autorités allemandes", a déclaré Mevlüt Cavusoglu, cité par la chaîne d'information CNN-Türk.
Les relations entre Berlin et Ankara se sont fortement tendues ces derniers jours après l'annulation par plusieurs villes allemandes de rassemblements visant à promouvoir une réforme renforçant les pouvoirs de Recep Tayyip Erdogan, soumise à référendum le 16 avril en Turquie.
M. Cavusoglu s'était lui-même rendu cette semaine en Allemagne pour défendre cette réforme malgré l'annulation en cascade des autorisations pour un meeting qui était prévu à Hambourg (nord). Il s'était finalement exprimé depuis le balcon du consulat général de Turquie.
M. Erdogan a comparé dimanche les annulations de meetings à des "pratiques nazies", provoquant la consternation du gouvernement allemand et de l'Union européenne.
Revenant sur cette comparaison, M. Cavusoglu a déclaré: "les Allemands sont bloqués sur le terme 'nazi' (...) Nous ne disons pas que le gouvernement actuel est nazi. Mais, qu'on le veuille ou non, ses pratiques nous rappellent les pratiques de cette époque-là".
Le chef de la diplomatie turque n'a en revanche pas fait dans la nuance au sujet du chef de file de l'extrême droite néerlandaise, Geert Wilders, qui a dit son opposition à la venue de responsables turcs aux Pays-Bas.
"Ce que fait Wilders envers les étrangers aux Pays-Bas, quelle différence y a-t-il avec les nazis? Il est lui-même un nazi!", a lancé M. Cavusoglu. "Nous n'avons pas peur des racistes (...) et des fascistes", a-t-il ajouté.
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