Les dirigeants du monde entier critiquent l`interdiction de voyager de Trump

  01 Février 2017    Lu: 1009
Les dirigeants du monde entier critiquent l`interdiction de voyager de Trump
Les leaders mondiaux réagissent vivement au décret du président américain Donald Trump interdisant l’entrée sur le sol américain des ressortissants de sept pays musulmans.
Au troisième jour du décret signé par Trump prévoyant pendant 90 jours l’interdiction d’entrée sur le sol américain des ressortissants de sept pays à population majoritairement musulmane, dont l’Irak, la Syrie, l’Iran, le Soudan, la Libye, la Somalie et le Yémen, ainsi que la suspension durant 120 jours du programme d’immigration des Etats-Unis, les réactions continuent de venir du monde entier.

Les gouvernements de plusieurs pays, du Royaume-Uni à l’Allemagne, de l’Indonésie à l’Iran, s’expriment à l’encontre de la décision de Trump.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a estimé que le décret signé lundi par le président américain représentait une politique controversée.

« C’est une politique controversée qui cause des troubles. Et cette approche n’est pas une politique que le gouvernement voudra suivre » a ajouté Johnson.

Cependant Johnson a soutenu la visite au Royaume-Uni de Trump :

« Le nouveau président de notre plus proche et important allié a absolument le droit de réaliser une visite officielle et cela doit être soutenu par le gouvernement. »

Lors d’une visite à la capitale iranienne Téhéran lundi, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a affirmé que « ce serait le bon sens d`annuler cette décision qui interdit l’entrée sur le sol américain de sept pays à population majoritairement musulmane dont l’Iran ».

Le ministre français a qualifié cette pratique « d’inacceptable et très pénalisante pour les personnes concernées ».

L’Agence des Nations-Unis pour les réfugiés a indiqué que les conséquences de ce décret qui empêche l’entrée dans le pays des réfugiés, étaient « alarmantes » et que le décret en lui-même était « inquiétant, prêtant à confusion et vexant ».

Le Haut-commissariat des Nations-Unis pour les réfugiés (UNHCR) a annoncé que seulement cette semaine, plus de 800 réfugiés s’étaient mis en route vers les Etats-Unis qu’ils perçoivent comme une nouvelle terre.

Le parlement irakien a décidé de prendre une mesure de « réciprocité » pour interdire l’entrée des Américains en Irak.

Les personnes qui seront concernées par cette interdiction ne sont pas clairement indiquées. On ne sait pas non plus comment la décision du parlement irakien affectera la coopération dans la bataille menée contre l’organisation terroriste Daesh à Mossoul.

« L`UE ne fera pas de discrimination fondée sur la race, la nationalité ou la religion. Non seulement en matière d`asile, mais aussi en ce qui concerne l`une de nos politiques » a affirmé de son côté le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas.

Schinas a déclaré que la commission a obtenu "des informations contradictoires" concernant l’éventuel impact de cette interdiction sur les citoyens de l`UE ayant la double nationalité avec un des sept pays listés et a qualifié Trump de menace pour l`UE.

« Ces actes sélectifs et discriminatoires ne serviront qu`à renforcer les récits radicaux des extrémistes », a déclaré l`Organisation de coopération islamique (OCI), composé de 57 États membres dont les Emirats Arabes Unis et l`Arabie saoudite.

Alors que les débats se poursuivent, la Maison Blanche a annoncé que le président Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 15 février.

Trump a tout de suite sympathisé avec le le Premier ministre israélien et les deux hommes ont effectué un entretien téléphonique dimanche.

Alors que Netanyahu n`a pas fait de commentaires officiels sur l`interdiction de voyager, des manifestants israéliens se sont rassemblés dimanche devant l`ambassade américaine à Tel-Aviv pour condamner l`interdiction d`immigration de Trump.

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