Ouvert en 2011, le « SoldatenKaffee » (« Le café des soldats ») avait opéré dans l’indifférence totale jusqu’à la publication, en 2013, d’un article dans la presse anglophone locale, puis repris à travers le monde.
Des aigles flanqués d’une croix gammée
Suite à la vague d’indignation suscitée à l’étranger, les autorités locales avaient convoqué le propriétaire de l’établissement, Henry Mulyana, qui avait fermé son café après avoir reçu des menaces de mort.
L’établissement avait cependant rouvert un an plus tard, en élargissant sa thématique à la Seconde Guerre mondiale, avec des portraits de Winston Churchill ou Joseph Staline. Il avait conservé des symboles nazis, parmi lesquels trois immenses aigles en fonte flanqués d’une croix gammée. En Indonésie, un tel lieu est en effet autorisé, contrairement en Europe, où l’apologie du nazisme est interdite dans de nombreux pays.
Un quartier pas suffisamment stratégique ?
Mais cette fois-ci, ce n’est pas la controverse qui a eu raison de l’établissement. « L’intérêt du public était faible parce qu’il n’est pas situé dans un quartier stratégique », a déclaré l’avocat à l’AFP, précisant que son café se trouvait dans un quartier calme et excentré.
Selon lui, Henry Mulyana cherche désormais un nouveau lieu plus propice et aucune date de réouverture n’a encore été annoncée.
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