Bras droit de Trump: «Les médias devraient se taire»

  27 Janvier 2017    Lu: 1062
Bras droit de Trump: «Les médias devraient se taire»
Pour Steve Bannon, le conseiller en stratégie du président, les médias américains sont le «parti d`opposition» et ne comprennent pas ce pays».
Les médias sont le «parti d`opposition», a estimé mercredi dans le New York Times le conseiller en stratégie du président américain Donald Trump, Steve Bannon. «Ils ne comprennent pas ce pays» et ils «devraient se taire», a-t-il lancé.

Les médias «ne comprennent pas pourquoi Donald Trump est le président des Etats-Unis», a déclaré M. Bannon, ex-directeur général de la campagne du républicain, devenu son haut conseiller en stratégie. «Les médias devraient être gênés et humiliés. (Ils) devraient se taire et écouter juste un instant», a poursuivi M. Bannon qui, avant de rejoindre l`équipe de campagne de M. Trump, était le patron du site d`extrême droite Breitbart News.

«Les grands médias n`ont licencié ou renvoyé personne qui a suivi notre campagne», a poursuivi Steve Bannon. «Regardez les comptes Twitter de ces gens: ce sont de purs militants de la campagne Clinton».

Trump en «guerre» contre les médias

«C`est pour cela que vous n`avez pas de pouvoir. Vous avez été humiliés», a-t-il dit dans le prestigieux quotidien qui est souvent l`objet de critiques par Donald Trump.

Ces propos de M. Bannon, qui accorde rarement d`interview, sont rapportés à un moment de vive tension entre les médias et le nouveau président depuis son arrivée à la Maison-Blanche il y a moins d`une semaine. Le 45e président des Etats-Unis a lui-même affirmé samedi à la CIA être en «guerre» contre les médias et que les journalistes faisaient partie «des êtres humains les plus malhonnêtes de la terre».

Soutien populaire lors de l`investiture, fraude électorale, les médias ont contesté pied à pied les assertions de l`administration de Donald Trump, les taxant de mensonges, sans que celle-ci ne cède rien, quitte à s`éloigner des faits.

Lundi, Donald Trump a assuré à des parlementaires que trois à cinq millions de sans-papiers avaient voté illégalement lors du scrutin. Les médias ont souligné qu`il n`existait aucune preuve de fraude de cette ampleur. Mais son porte-parole a affirmé mardi que le président n`avait pas changé d`avis, sans fournir aucun élément concret.

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