Invité surprise de la manif dans la capitale, le président de centre-droit Klaus Iohannis a été acclamé. Mercredi, il avait bloqué in extremis l`adoption de deux textes qui n`avaient pas été discutés avec le Conseil supérieur de la magistrature, comme l`exige la loi. Le ministre de la Justice souhaitait faire passer deux décrets visant à désengorger les prisons : 2 500 détenus purgeant des peines allant jusqu`à cinq ans seraient amnistiés. De même, certaines infractions seraient dépénalisées.
Ce projet ne figurait pas dans le programme de campagne des démocrates. Il est taillé sur mesure pour un Parti qui compte un grand nombre d`élus condamnés, dont le leader du PSD, Liviu Dragnea. « Il est inadmissible de modifier la loi pour que des centaines de politiques soient blanchis », s`est insurgé le Président Iohannis.
Les magistrats, la cheffe du Parquet anticorruption, mais aussi l`Union européenne, s`inquiètent pour l`état de droit. De retour des États-Unis où il avait félicité Donald Trump, Liviu Dragnea n`a pas apprécié. Il dénonce une tentative de coup d`État de la part du Président. En réponse, Ioannis propose de régler le désaccord par un référendum.
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