L`Australie ouvre la porte à la Chine pour sauver le TPP

  24 Janvier 2017    Lu: 1025
L`Australie ouvre la porte à la Chine pour sauver le TPP
Le gouvernement australien a dit espérer mardi que le Traité de libre-échange transpacifique (TPP) puisse être sauvé en l`absence des Etats-Unis et a tendu la main à la Chine.
Comme annoncé durant sa campagne, le nouveau président américain Donald Trump a signé l`acte de retrait des Etats-Unis du TPP. Vu comme un contrepoids à l`influence grandissante de la Chine, ce traité a été signé en 2015 après d`âpres négociations par 12 pays d`Asie-Pacifique représentant 40% de l`économie mondiale. Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a déclaré que son gouvernement avait des "discussions actives" avec d`autres parties prenantes au TPP, comme le Japon, la Nouvelle-Zélande ou Singapour, sur les moyens de le sauver.

"Il est possible que la politique américaine change avec le temps sur ce sujet", a-t-il ajouté, relevant que Rex Tillerson, pressenti comme nouveau secrétaire d`Etat, et des républicains étaient favorables au pacte. "Il y a aussi la possibilité que le TPP aille de l`avant sans les Etats-Unis", a déclaré le Premier ministre. "Certainement, il y a le potentiel pour que la Chine rejoigne le TPP". Le TPP signé par 12 pays bordant l`océan Pacifique (Etats-Unis, Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam) n`est pas entré en application.

Le ministre australien du Commerce Steven Ciobo a déclaré que son pays, le Canada, le Mexique et d`autres avaient étudié l`éventualité d`un "TPP 12 moins un" récemment à Davos. "Il y aurait des perspectives pour la Chine si nous sommes capables de le reformuler en TPP 12 moins un pour des pays comme l`Indonésie ou la Chine, voire d`autres pays qui envisageraient d`y participer", a-t-il déclaré à la Australian Broadcasting Corporation. Le Premier ministre néo-zélandais Bill English a relevé de son côté que Pékin "n`avait pas tardé à voir une occasion" de s`inviter dans le TPP.

Il a fait état d`une volonté "pour faire un effort afin de voir ce que peut devenir le TPP, plutôt que de l`abandonner et d`attendre un coup de téléphone (de Washington) au sujet d`un éventuel accord bilatéral", a-t-il dit aux journalistes à Wellington. M. Trump avait fait part de son intention de négocier des accords bilatéraux plus favorables à Washington. M. English s`est montré sceptique sur un tel accord compte tenu de l`insistance de M. Trump à en dicter les termes.

Tags:


Fil d'info