Au-delà de cette agression, « à travers le père ou l’avocate de ce garçon, il y a une demande de me rencontrer », a déclaré ce vendredi l’ex Premier ministre sur BFMTV. « Je le ferai après cette campagne des primaires, parce que j’ai envie de discuter. Un jeune homme d’une vingtaine d’années à peine qui se livre à cet acte, sans jamais l’excuser, je veux essayer de comprendre comment un jeune garçon peut basculer ainsi dans une forme de violence. Il ne faut pas laisser passer cette violence. Moi je crois à la règle ».
« Un coup », pas « une gifle »
Manuel Valls a par ailleurs tenu à rectifier un abus de langage. C’est « un coup », a-t-il expliqué. « Parce que gifle, il y a toujours un côté un peu sympathique », a fait valoir le candidat à la primaire de la gauche.
Concernant la plainte qu’il a déposée, l’ex Premier ministre s’est également justifié. « Ce n’est pas moi qui étais en cause, ce n’est pas ma personne, mais quand au nom d’une idéologie, là de l’extrême droite identitaire bretonne en s’affichant avec Dieudonné, on porte un coup à quelqu’un qui représente l’intérêt général, si on porte un coup à quelqu’un qui incarne, d’une certaine manière, l’autorité, c’est qu’on veut s’attaquer à l’autorité ».
Le jeune agresseur, âgé de 19 ans, a été condamné ce jeudi à 3 mois de prison avec sursis et 105 heures de travaux d’intérêt général.
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