Il s`agit de la dernière flambée de violence en date dans les prisons brésiliennes, où une centaine de détenus ont été tués depuis le début de l`année. Les autorités expliquent ces tueries par une guerre sanglante entre les deux principaux gangs criminels du pays pour le contrôle de l`approvisionnement et de la vente de cocaïne: le Premier Comando de la Capitale (PCC), de Sao Paulo, et le Comando Vermelho (CV) de Rio de Janeiro, et de leurs alliés. Les principaux quotidiens brésiliens affirment que la rixe à Alcaçuz a opposé le PCC au Syndicat du Crime, allié au Comando Vermelho.
L`organisation de défense des droits de l`Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi "les conditions inhumaines dans les prisons brésiliennes". Le taux d`occupation est de 167% par rapport à la capacité officielle des prisons, selon les derniers chiffres du ministère de la justice. Cinquante-six détenus ont été massacrés début janvier dans une prison de Manaus, au nord du Brésil. Cinq jours plus tard, 31 autres ont été brutalement assassinés dans l´État de Roraima (nord). Le 8 janvier, quatre détenus étaient tués dans une autre prison de Manaus.
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