Le pays qui n`existait que sur les réseaux sociaux
Sauf que San Escobar n’existe sur une aucune carte, aucun globe, remarque le Washington Post qui raconte ensuite l’étrange dialogue (pseudo) international aussitôt né sur internet. Sur les réseaux sociaux, une entité intitulé la "Republica popular democratica de San Escobar" ("République populaire et démocratique de San Escobar") est très vite apparue, dotée d’un drapeau et diffusant des photos à travers lesquelles elle prétendait immortaliser son territoire.
Soucieux de contrefaire avec précision les Etats d’Amérique latine ou des Caraïbes, "San Escobar" a proclamé sur ces mêmes pages être en conflit avec un "Frente communista de San Escobar" ("le Front communiste de San Escobar"), par ailleurs lui aussi présent sur Facebook.
"San Escobar" avertit Saint-Kitts et Nevis
Et qu’on se le dise, "San Escobar" est peut-être un pays fictif mais pas un pays d’ingrats. Sur la page Facebook consacrée, la nation chimérique a publié une photo d’un "monument en honneur du ministre des Affaires étrangères de la République de Pologne, Witold Waszczykowski". Il s’agit en fait, observe le journal américain, d’une statue de Philippe de Macédoine située à Skopje.
"Witold Waszczykowski a bien sûr voulu expliquer sa bévue. Sa porte-parole a ainsi déclaré la presse dans la foulée que le ministre pensait à Saint Kitts et Nevis, qui est lui un Etat souverain bien réel des Caraïbes. Mais cette justification a ulcéré "San Escobar" qui y a vu "une interférence" de Saint Kitts et Nevis dans ses "relations avec la Pologne".
Il n’y a plus qu’à espérer que cette "République populaire et démocratique" si sourcilleuse ne décide pas de mobiliser ses troupes fictives.
¡El mundo entero ahora respeta la gloria de nuestra República Democrática Popular de #SanEscobar!https://t.co/2WvHvo683A
— San Escobar (@rpdsanescobar) 12 января 2017 г.
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