"Non à la hausse", "Gouvernement dégage", "Le peuple conscient répudie le président", pouvait-on lire sur des pancartes lors du rassemblement à Mexico. Dans la ville de Puebla, à 120 km de la capitale, des milliers de personnes ont marché sans incident dans le centre-ville, contrairement aux jours précédents où des commerces avaient été pillés.
Ces rassemblements se sont déroulés samedi sans incident majeur, les organisateurs appelant les manifestants à ne pas laisser s`infiltrer des groupes violents dans les cortèges.
Au sud de Tijuana cependant, sept policiers qui gardaient les installations de l`entreprise d`état des Pétroles mexicains (Pemex) ont été blessés, fauchés par une camionnette lors d`une manifestation. "Les responsables de cette agression devront répondre devant la loi", a immédiatement tweeté le président mexicain Enrique Peña Nieto, soulignant que les policiers ne font "qu`accomplir leur devoir".
Depuis le début de la semaine, dans plusieurs villes du pays, des milliers de personnes manifestent leur colère face à l`augmentation décidée au 1er janvier par le gouvernement de 20% du tarif de l`essence et de 16,5% pour le diesel. Cette décision a provoqué une mobilisation inédite dans le pays avec de nombreux blocages d`axes routiers et de stations-service, ainsi que des pillages et des actes de vandalisme.
Trois personnes ont trouvé la mort lors de ces manifestations et saccages, et 1.500 personnes ont été arrêtées.
Le président Nieto a estimé qu`il s`agissait d`un "changement difficile" mais nécessaire pour garantir la stabilité économique du pays et financer des programmes sociaux. Cette hausse des prix est la première étape de l`ouverture au privé du marché des carburants et de la libéralisation des prix initialement prévue pour 2018, mais que le gouvernement mexicain a choisi de mettre en place un an plus tôt.
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