Occupé par les djihadistes en 2014
Se dressant entre le lac Mossoul et la rivière Tigre, la construction inquiète depuis longtemps. En 2006 déjà, l’armée américaine, dans un rapport, évoquait sans détour le “barrage le plus dangereux du monde”. En 2014, le pire a d’ailleurs été évité de justesse. A cette époque, les djihadistes de Daech avaient pu prendre le contrôle de ce dernier avant de le bombarder, voyant là un bon moyen de réaliser des dégâts importants. Les Etats-Unis firent alors appel aux Kurdes, en urgence, afin de récupérer le barrage. Une fois la chose faite, de nombreux examens ont alors permis de déterminer la dangerosité de l’ouvrage, considéré depuis comme une véritable épée de Damoclès.
Une vague de 14 mètres
Azzam Alwash, ingénieur américano-irakien, explique : “C’est une bombe nucléaire avec un fusible imprévisible” ajoutant encore que “le temps presse”. Nadhir al-Ansari, en sa qualité de professeur de l’université de Lulea en Suède et qui a déjà eu l’occasion d’examiner le barrage, ne se montre pas plus optimiste et affirme sans détour que sa rupture serait “pire que de lâcher une bombe nucléaire sur l’Irak”. Ainsi, une rupture du barrage engendrerait un véritable tsunami qui, en moins de trois heures, engloutirait Mossoul sous une vague qui pourrait atteindre les 14 mètres. Il suffirait ensuite de 4 jours de plus pour que Bagdad, capitale irakienne, soit touchée à son tour.
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