"Perdre Mario Soares, c`est perdre quelqu`un d`irremplaçable dans notre Histoire récente", a estimé le chef du gouvernement socialiste, regrettant de ne pas pouvoir assister aux funérailles d`Etat dont il n`a pas précisé la date.
Considéré comme le père de la démocratie dans ce pays, Mario Soares est décédé samedi après-midi à l`hôpital de la Croix-Rouge à Lisbonne où il avait été admis le 13 décembre alors qu`il présentait "des signes d`aggravation générale de son état de santé".
Son décès a déclenché une vague d`émotion dans le pays, et le drapeau national a été mis en berne à l`Assemblée de la République à Lisbonne. "C`était un combattant pour la liberté" et le Portugal doit désormais lutter pour "l`immortalité de son héritage", a commenté, ému, le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa, un conservateur. "Je suis sûr que c`est un jour triste pour tous les Portugais. C`est un des fondateurs du régime démocratique dans lequel nous vivons aujourd`hui", a souligné le chef de l`opposition de centre droit Pedro Passos Coelho.
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