"Tentative de putsch"
"Il faut dire les choses comme elles sont: c`était une tentative de putsch", a déclaré M. Kaczynski à l`hebdomadaire de droite wSieci. "C`était une tentative sérieuse de paralyser le pouvoir par la force, d`une manière non démocratique. Elle était fondée sur l`idée que nous n`arriverons pas à adopter le budget", a estimé M. Kaczynski qui en même temps a attaqué les médias commerciaux pour avoir "participé directement à la tentative du putsch et celle de l`attaque contre le parlement".
"Hystérie"
M. Kaczynski, bien que n`occupant aucune fonction institutionnelle, est considéré comme l`inspirateur de toutes les décisions importantes du gouvernement conservateur. "Il n`est pas sérieux de parler d`un putsch dans la situation où PiS viole la Constitution, viole la loi", a commenté mardi à la presse Ryszard Petru le chef du parti libéral Nowoczesna. "C`est de l`hystérie extrême de Jaroslaw Kaczynski", a estimé pour sa part Joanna Kluzik-Rostkowska, une député de Plateforme civique (opposition centriste).
Mouvement de protestation
Le mouvement de protestation a été déclenché il y a dix jours pour dénoncer une tentative du pouvoir de restreindre drastiquement les libertés de la presse parlementaire, "un prétexte", selon M. Kaczynski. Les députés d`opposition ont alors bloqué la tribune. La majorité conservatrice a alors déplacé les débats dans une autre salle, privant l`opposition de débat et, partiellement, d`accès, et a tenu plusieurs votes dont celui sur le budget 2017.
Vote inédit
L`opposition juge illégal ce vote, organisé dans des conditions inédites. Des protestations de rue ont suivi, ainsi que le blocage nocturne du parlement par des manifestants.
Assouplissement
PiS a annoncé depuis un assouplissement sur la question de la liberté des médias, mais reste ferme sur ses autres décisions et considère toutes ses démarches comme conformes à la loi. L`opposition compte rester au Parlement au moins jusqu`au 11 janvier, date qui marque le début d`une nouvelle session parlementaire.
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