Damas sans eau courante depuis trois jours, le régime accuse les rebelles

  26 Décembre 2016    Lu: 577
Damas sans eau courante depuis trois jours, le régime accuse les rebelles
Les habitants de Damas étaient privés d`eau courante dimanche pour le troisième jour consécutif, les autorités accusant des groupes rebelles d`avoir "contaminé au diesel" les sources d`approvisionnement.
L`autorité en charge de la distribution d`eau potable rapportait vendredi sur son site internet "une attaque des terroristes contre toutes les sources d`eau potable qui approvisionnent Damas et ses environs", assurant que la municipalité utiliserait "des réserves" pour faire face à la crise, sans préciser lesquelles.

Dimanche, le quotidien proche du pouvoir Al-Watan a accusé sur son site internet "les groupes armés" d`avoir "contaminé au diesel l`eau potable qui arrive à Damas" depuis la région de Wadi Barada mais aussi d`Aïn al-Fijé, principale source d`eau de la capitale située à 15 km au nord-ouest de la capitale.

Pour faire face à la pénurie, l`eau courante devait être distribuée dimanche en alternance dans les différents quartiers de Damas et de sa banlieue, selon l`Autorité en charge de la distribution d`eau.

Damas et son agglomération comptent cinq millions d`habitants.
La capitale syrienne est relativement épargnée par la guerre qui ravage le pays depuis 2011 et a fait plus de 310.000 morts. Elle est toutefois régulièrement visée par des attentats ou des obus tirés par les rebelles depuis les localités alentours.

"L`eau est totalement coupée dans la Vieille ville de Damas depuis trois jours et nous n`avons plus d`électricité. On peut vivre sans électricité mais pas sans eau", a déploré Racha, une mère de famille de 51 ans.
Deux correspondants de l`AFP à Damas ont confirmé que l`eau était toujours coupée dimanche, après avoir été rétablie durant quelques heures seulement dans leur quartier respectif.

L`incident intervient alors que "le régime bombarde depuis plusieurs jours les régions de Wadi Barada et Aïn al-Fijé pour faire pression sur les factions islamistes et les jihadistes du front Fateh el-Cham (ex-branche syrienne d`el-Qaëda) et leur imposer un accord de réconciliation", a indiqué l`Observatoire syrien des droits de l`Homme.
Ces derniers mois, le régime de Bachar el-Assad a réussi à reprendre plusieurs localités rebelles des environs de Damas à l`issue de ces "accords de réconciliation", qui prévoient le départ des insurgés et de leurs partisans vers la province d`Idleb (nord-ouest).

Tags:


Fil d'info