Le texte de la résolution, contrairement aux affirmations des responsables israéliens, n’est pas fondamentalement hostile à l’Etat hébreu. Il s’inscrit dans la lignée de la résolution 465, adoptée en 1980, qui dénonçait déjà l’extension des colonies, jugées illégales.
Une relation houleuse
Aussi bien israélienne qu’américaine, la presse a souligné la relation houleuse entre le président Obama et le premier ministre Nétanyahou. « Il apparaît désormais que ce président canard boiteux, libéré de toute contrainte partisane, a l’intention (…) d’utiliser son dernier mois au pouvoir pour faire un doigt d’honneur à Israël à l’ONU », a commenté une journaliste du Jerusalem Post.
Très critique, le Boston Herald dénonce dans son éditorial un « dernier acte de mauvaise gouvernance internationale d’Obama », « pensé pour blesser Netanyahou de façon très personnelle. » Le quotidien estime que l’abstention américaine « blesse aussi le seul allié et la seule nation démocratique de la région. » « Peut-on considérer cela comme une bonne décision ? » Le New York Post a lui dénoncé dans son éditorial la « trahison choquante », « un geste sournois et malhonnête » à l’encontre « d’un allié ferme des Etats-Unis ».
Une partie de la droite israélienne peut désormais espérer l’appui du président élu états-unien, Donald Trump, qui a d’ores et déjà annoncé que le futur ambassadeur en Israël serait David Friedman, connu pour son soutien idéologique à la colonisation et son opposition à un Etat palestinien.
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