Hollande, la malchance jusqu`au bout ?

  25 Décembre 2016    Lu: 596
Hollande, la malchance jusqu`au bout ?
Hollande restera-t-il comme le "loser" définitif, le président le plus mal aimé de la cinquième République, et le seul contraint de reculer devant l`obstacle d`une campagne présidentielle post- premier mandat ?
Son image de perdant et de malchanceux pourrait se trouver renforcée par l`évolution de l`économie qui, alors qu`il s`est retiré lui-même du jeu -fait inédit-, donne enfin de vrais signes d`amélioration. Après avoir passé le quinquennat à annoncer la reprise et la prochaine inversion de la courbe du chômage, sans convaincre de ses résultats, cette fois, quelques semaines après l`annonce de son renoncement, ce pourrait être la bonne.

Les créations d`emplois reprennent franchement, notamment dans l`intérim, la dette publique se réduit (très légèrement), et, dernier indicateur scruté de près par les conjoncturistes, car riche d`information sur l`avenir, le climat des affaires se redresse nettement. En décembre, l`indicateur avancé publié par l`Insee a bondi d`un coup, retrouvant un niveau inconnu depuis... juillet 2011. C`est plus que prometteur pour la croissance des mois à venir.

Comme l`autre corrézien d`adoption

Un parallèle avec le Jacques Chirac de 1997 peut être fait. En décidant une dissolution à froid de l`Assemblée nationale, une autre première sous la cinquième République, le prédécesseur de François Hollande à l`Elysée s`était alors livré à une « expérimentation hasardeuse », pour reprendre l`expression du premier bénéficiaire de l`opération, Lionel Jospin. Une expérimentation qui s`apparentait à un quasi suicide politique. Pourquoi une telle dissolution ? Comme Hollande, qui vient de se faire, lui aussi, hara kiri, Chirac était à la peine avec sa majorité divisée entre balladuriens et chiraquiens ; comme Hollande, il doutait de l`économie, et se sentait incapable de boucler le budget 1997 avec un déficit public inférieur à 3% -déjà-, sans lequel la France ne pouvait se qualifier pour l`euro. Ce que n`avait pas vu Jacques Chirac,

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