La "porte orientale vers Mossoul", dans la région de Ninive, bastion de la chrétienté depuis près de 2.000 ans, est l`une des premières localités à avoir été reprise par les forces pro-gouvernementales irakiennes depuis le déclenchement, le 17 octobre, de la contre-offensive.
"On est partagé entre la tristesse et la joie", confie l`abbé Moussa Chemali, pris dans les préparatifs d`une cérémonie prévue à la veille de Noël dans l`église Mar Chimoni. L`édifice a été fortement endommagé, les croix sont par terre, les statues des saints ont été brisées.
"On est triste de voir ce que nos compatriotes ont fait de nos lieux saints et en même temps on est heureux de pouvoir y célébrer la messe pour la première fois en trois ans", dit-il.
Avec l`arrivée des jihadistes en août 2014, les chrétiens de Bartella ont eu le choix entre se convertir à l`islam, payer un impôt supplémentaire ou mourir exécuté.
La plupart d`entre eux choisirent de s`enfuir vers l`est et la région autonome du Kurdistan.
Aujourd`hui, Bartella tente de revivre. Tous les services sont loin d`y avoir été rétablis et nombre de bâtiments portent les stigmates de combats. La ligne de front pour la reconquête de Mossoul est désormais quelques kilomètres à l`ouest.
Mais pour Chrook Taoufik, une mère de famille de 52 ans revenue d`Irbil, "c`est le plus beau jour de ma vie".
"Je ne pensais jamais pouvoir revenir ici", dit-elle.
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