Le récit du photographe qui a immortalisé l`assassinat de l`ambassadeur russe
Burhan Ozbilici explique s`être rendu à cette exposition de photographies sur la péninsule russe du Kamchatka car c`était "sur sa route" pour rentrer chez lui. "J`ai mis plusieurs secondes à réaliser ce qu`il était en train de se passer: un homme est mort devant moi, une vie a été prise juste devant mes yeux."
Le tireur se tenait "comme un ami, ou un garde du corps"
Le photographe avoue d`ailleurs ne pas avoir compris ce qu`a dit le tireur, qui sera plus tard abattu et identifié comme un policier du nom de Mevlut Mert Altintas. "J`ai d`abord cru que c`était un militant tchétchène", dit-il, avant qu`il n`aprenne que l`assassin avait agi au nom d`Alep. "Il a aussi crié "Allahou akbar" ("Dieu est grand") mais je n`ai pas compris ce qu`il a dit ensuite en arabe" (l`homme s`est en fait exprimé en arabe puis en turc selon les autorirés, NDLR).
Évacué avec d`autres personnes de la salle, Burhan Ozbilici est ensuite retourné à son bureau pour travailler sur les clichés qu`il avait pris pendant l`attaque, mais aussi avant. "J`ai été choqué de voir que le tireur se tenait juste derrière l`ambassadeur pendant qu`il faisait son discours. Comme un ami, ou un garde du corps", conclut le photographe d`Associated Press.






