Il a reconnu que, lorsqu`il était ministre de l`Environnement dans le premier gouvernement de coalition de Mme Merkel, entre 2005 et 2009, il était au courant des critiques des défenseurs de l`environnement visant les tests d`émissions polluantes qui, selon eux, les minoraient.
"Personne à l`époque n`était en mesure de prouver ces soupçons", a-t-il nuancé.
Egalement entendu, le chef de la Chancellerie Peter Altmaier, un proche d`Angela Merkel, a lui aussi dit n`avoir pris connaissance du scandale qu`en septembre 2015.
Créée à l`initiative de l`opposition (Verts et gauche radicale die Linke) mais composée aussi de députés de la coalition au pouvoir entre conservateurs (CDU-CSU) et sociaux-démocrates (SPD), cette commission a pour mission d`examiner les agissements depuis 2007 du gouvernement allemand, dirigé par Mme Merkel, face aux dépassements par les constructeurs automobiles du seuil autorisé d`émissions polluantes.
Elle doit entendre la chancelière le 8 mars prochain. Le ministre des Transports Alexander Dobrindt ainsi que l`ancien patron du groupe Volkswagen, Martin Winterkorn, débarqué peu après le scandale, doivent également être auditionnés.
En septembre 2015, des révélations des autorités américaines avaient forcé le groupe allemand Volkswagen à avouer la manipulation de 11 millions de ses véhicules diesel dans le monde afin de les faire passer lors des contrôles pour moins polluants qu`ils n`étaient en réalité.
Ce scandale a valu au géant européen de l`automobile sa première perte annuelle depuis plus de 20 ans et l`a contraint à mettre de côté plus de 18 milliards d`euros pour faire face aux nombreuses poursuites et demandes de dédommagement.
Le "dieselgate" a fait tache d`huile dans l`industrie automobile mondiale et mis au jour une pratique répandue chez certains constructeurs, qui permet au système de filtration des émissions polluantes d`être systématiquement désactivé quand la température extérieure descend sous un certain seuil.
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