Le bien-être plutôt que la richesse
En moyenne, les Britanniques interrogés ne se disent ainsi pas plus heureux qu`il y a cinquante ans, alors que le niveau de vie a considérablement augmenté. Selon l`étude, éliminer la dépression et l`anxiété réduirait le mal-être de près de 20% contre 5% seulement si les politiques se concentrent uniquement sur la réduction de la pauvreté.
De plus, expliquent les chercheurs, si l`Etat investissait davantage pour lutter contre les maladies mentales cela ne coûterait rien, puisque en retour cela permettrait à plus de gens d`occuper un emploi et donc à l`Etat de récupérer des impôts. Cela réduirait dans le même temps les dépenses de santé, en économisant les frais d`hôpital et le coût des soins en général.
Selon Lord Richard Layard, l`Etat doit ainsi se préoccuper non pas de créer de la richesse mais du bien-être. «Par le passé, l`Etat s`est intéressé successivement à la pauvreté, au chômage, à l`éducation et à la santé physique. Mais la violence domestique, l`alcoolisme, la dépression et l`anxiété, la jeunesse aliénée... doivent désormais être au centre des préoccupations».
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