Kerry accuse la droite israélienne de ne pas vouloir la paix avec les Palestiniens
"Il n`y a pas de statu quo. C`est de pire en pire. Ca va dans la mauvaise direction", a mis en garde M. Kerry devant le Forum Saban de l`institut Brookings, une réunion annuelle d`experts sur les relations entre les Etats-Unis et Israël.
Le secrétaire d`Etat s`était impliqué en vain entre juillet 2013 et avril 2014 comme médiateur d`un processus de dialogue entre Israël et les Palestiniens.
Dimanche, il s`en est pris à la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens, que Washington considère depuis longtemps comme "illégitime" et comme le principal obstacle à la paix.
"Je ne suis pas ici pour vous dire que les colonies sont la raison du conflit. Non, elles ne le sont pas", a d`abord tempéré John Kerry.
"Mais je ne peux pas accepter l`idée qu`elles n`affectent pas le processus de paix, qu`elles ne sont pas un obstacle à la possibilité de faire la paix. Et je vais vous dire pourquoi je le sais: parce que la gauche en Israël dit à tout le monde qu`elles sont un obstacle à la paix et parce que la droite les soutient car elle ne veut pas la paix", a tonné le chef de la diplomatie américaine.
Il a dénoncé le fait que les partisans de la droite israélienne "croyaient en un plus grand Israël" et qu`"ils voulaient bloquer la paix parce qu`ils voulaient que (les colonies en Cisjordanie) appartiennent à Israël. C`est l`histoire du mouvement des colons".
John Kerry a déploré que "plus de 50% des ministres du gouvernement (israélien) actuel aient publiquement exprimé leur opposition à un Etat palestinien et déclaré qu`il n`y aurait pas d`Etat palestinien".
"Des déclarations profondément troublantes", a protesté le ministre américain.
Les parlementaires israéliens doivent examiner en première lecture un texte qui légaliserait quelque 4.000 logements israéliens construits en Cisjordanie, territoire palestinien qu`Israël occupe depuis 1967 et sur la majorité duquel il impose sa loi. Cet examen a été reporté le 30 novembre d`une semaine.
Une bonne partie de la communauté internationale, dont les Etats-Unis, redoute que le texte ne complique encore davantage la recherche de la paix entre Israéliens et Palestiniens.






