Réagissant aussitôt après le discours de Hollande, Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères a dit dans un message sur Twitter saluer "la décision digne et courageuse de François Hollande, dont la seule motivation est l`intérêt supérieur de la France".
Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l`Education nationale, a également salué la décision de Hollande qui "fait passer l`intérêt de la Nation avant sa personne", dans un message sur sa page Facebook.
Côté Manuel Valls, dont la candidature à la Présidentielle est plus probable que jamais, le choix de Hollande a été "difficile, mûri, grave".
"C’est le choix d’un homme d’Etat. Je veux dire à François Hollande mon émotion, mon respect, ma fidélité et mon affection (...) L’action se poursuit et je ne doute pas que ce quinquennat sera apprécié à sa juste valeur : cinq années de progrès pour la France et les Français", a-t-il noté dans un communiqué diffusé jeudi soir.
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif durant la première partie du quinquennat du président, devenu anti-Hollande depuis, a lui aussi salué la "décision courageuse" du chef d`Etat français. Candidat officiel depuis jeudi à la primaire de la gauche, Montebourg a estimé que la décision de Hollande "permet à la gauche de préparer son avenir, qui commence aujourd’hui même avec la primaire".
Emmanuel Macron, ancien ministre de l`Economie et candidat lui aussi à la présidentielle à travers son mouvement "En Marche", a salué "une décision courageuse et digne" sur RTL. "Je pense que c’est une décision qu’il a prise en conscience, qu’il a mûrie. Ce que le président de la République a annoncé aux Français est une décision éminemment difficile à exprimer. Il a lui-même fait état de son bilan de la situation de la France et de tout ce qu’il y a fait avec aussi l’état des échecs relatifs et de ses regrets", a-t-il estimé.
Du côté de l`opposition, c`est François Fillon, candidat de la droite à l`élection présidentielle, qui a réagi en premier, saluant la "lucidité" du président français, avec une critique de son quinquennat. "Le président de la République admet, avec lucidité, que son échec patent lui interdit d`aller plus loin (...) Ce quinquennat s`achève dans la pagaille politique et la déliquescence du pouvoir", a-t-il noté dans son communiqué.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate éliminée de la droite à la présidentielle, le retrait de Hollande signifie que "les Français ne veulent plus de François Hollande et (…) ne veulent plus de la politique de François Hollande".
Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a souligné de son côté le caractère unique du retrait de Hollande, une première sous la Ve République. "Il est rare dans une vie politique de privilégier l’intérêt général du pays plutôt que son ego et ses sentiments personnels", a-t-il estimé.
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