"Les (organisations de) défense des droits de l`Homme disent que je tue. Si je dis +OK, j`arrête+, les (toxicomanes) vont se multiplier", a déclaré M. Duterte.
"Quand viendra le temps de lutter à nouveau, il y aura encore plus de (toxicomanes) à tuer. Je vous inclurai parmi eux parce que vous les avez laissés se multiplier", a-t-il ajouté.
Amnesty International Philippines est une des organisations qui se sont dites "consternées" par cette dernière déclaration d`un président désormais célèbre pour son discours ordurier.
"Cette déclaration est une incitation à la haine contre quiconque émet des critiques sur sa guerre contre le trafic de drogue", a indiqué l`ONG dans un communiqué.
L`Alliance nationale contre les tueries aux Philippines, une nouvelle coalition d`organisations de défense des droits de l`Homme, a de son côté dit prendre la menace très au sérieux et exhorté le président à revenir sur ses propos.
"Ces déclarations, à savoir que les droits de l`Homme font partie du problème de la drogue, et donc que les défenseurs des droits de l`Homme devraient être pris pour cibles, peuvent être interprétée comme l`annonce de l`ouverture de la chasse aux défenseurs des droits de l`Homme", a estimé l`Alliance.
Le père Atilano Fajardo, de l`archevêché de Manille, intervenant dans les quartiers pauvres difficiles, a affirmé que les personnes oeuvrant à l`aide aux plus vulnérables ne se laisseraient pas intimider.
Cette menace "est la suite de ses efforts pour créer une culture de la peur, de la violence", a-t-il dit.
Rodrigo Duterte a été élu en mai au terme d`une campagne populiste au cours de laquelle il a promis de tuer des milliers de criminels pour éradiquer le trafic de drogue.
Tags:






