85 morts et violences ciblées envers les Peuls en Centrafrique
Le bilan définitif reste à établir et des estimations vont du simple au double, a indiqué à l`AFP la présidence centrafricaine.
Ces affrontements ont opposé deux factions armées de l`ex-Séléka qui prétend défendre la minorité musulmane, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et l`Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d`Ali Darass, réputé proche des bergers peuls nomades.
"Le FPRC aurait ciblé les Peuls à Bria, par des recherches maisons par maison, tuant, pillant et enlevant des habitants. Le FPRC a aussi occupé des bâtiments abritant des hôpitaux, empêchant des Peuls blessés de recevoir des traitements médicaux", a poursuivi M. Dieng, mentionnant l`intervention des Casques bleus et la visite sur place du chef de la Mission des Nations unies (Minusca), Parfait Onanga, le 24 novembre.
"Etant donné l`histoire récente du pays, ce type de violence ciblée est extrêmement dangereuse et doit être arrêtée", a ajouté le conseiller spécial.
La Centrafrique (4,5 millions d`habitants) peinent à se relever d`une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l`ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.
Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes. Bilan: des milliers de morts, quelque 800.000 déplacés internes ou réfugiés au Tchad, au Cameroun et en RDC, un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine.
L`intervention militaire française Sangaris, qui a pris fin en octobre, puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l`élection en début d`année dans le calme d`un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra.
Des groupes armés et des poches de violences subsistent cependant dans ce grand pays (623.000 km/2).






