Trump perd patience et lâche un tweet rageur

  28 Novembre 2016    Lu: 898
Trump perd patience et lâche un tweet rageur
Agacé par la polémique entourant un recomptage des votes dans certains Etats, le président élu a voulu mettre les choses au point via son outil de communication préféré: Twitter.
Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a dénoncé dimanche soir une «grave fraude» électorale le 8 novembre, affirmant sans en apporter la preuve que des «millions de gens» avaient voté «illégalement» au scrutin qu`il a remporté contre Hillary Clinton.

Le républicain a largement gagné la présidentielle américaine en empochant au scrutin universel indirect 290 grands électeurs, contre 232 à sa rivale démocrate. En revanche, en termes de suffrage populaire, Hillary Clinton a recueilli 2,2 millions de voix de plus que Donald Trump.

Dans ce contexte et en pleine transition du pouvoir à la Maison Blanche, une polémique a enflé tout au long du week-end de Thanksgiving: une ancienne candidate indépendante à la présidentielle, l`écologiste Jill Stein, a décidé de réclamer des recomptages de voix dans les Etats du Wisconsin (nord), de Pennsylvanie (nord-est) et du Michigan (nord).

Ces trois Etats-clés sont tombés dans l`escarcelle de Donald Trump et le camp Clinton a annoncé samedi qu`il participerait au nouveau décompte dans le Wisconsin. Ce qui a fait sortir de ses gonds le bouillonnant milliardaire.

Tweet rageur

«En plus d`une victoire écrasante au sein du collège électoral (des grands électeurs), j`ai gagné le vote populaire si vous déduisez les millions de gens qui ont voté illégalement», a accusé dans un tweet rageur le 45e président des Etats-Unis, qui remplacera le 20 janvier le sortant Barack Obama à la Maison Blanche.



A la fin de sa campagne, lorsque tous les sondages le donnaient battu contre Hillary Clinton, Donald Trump avait maintes fois averti que le résultat de la présidentielle risquait d`être «truqué». Il n`en avait plus reparlé depuis sa victoire surprise du 8 novembre.

Mais dimanche soir, de retour à New York (nord-est) après quatre jours passés en Floride (sud-est), il a dénoncé sur Twitter «une grave fraude électorale en Virginie (est), dans le New Hampshire (nord-est) et en Californie» (ouest), trois Etats remportés par Hillary Clinton. «Pourquoi les médias ne donnent pas d`informations là-dessus? Grave parti pris - gros problème!», a encore tweeté le magnat de l`immobilier.



Ni lui, ni ses conseillers n`ont apporté la moindre preuve de ces allégations et les observateurs électoraux le 8 novembre n`ont jamais fait état de fraudes. En revanche, selon l`écologiste Jill Stein, des experts ont recensé dans le Wisconsin, la Pennsylvanie et le Michigan «des anomalies statistiques qui soulèvent des inquiétudes».

Dans ces trois Etats disputés, le président élu a gagné avec 100`000 voix d`avance: 20`000 voix dans le Wisconsin, 70`000 en Pennsylvanie et 10`000 dans le Michigan.

Jill Stein a levé plusieurs millions de dollars afin de financer sa demande de recomptage. Tout en annonçant qu`elle prendrait part à la démarche de l`écologiste, l`équipe de Hillary Clinton avait précisé samedi n`avoir pas constaté d`irrégularités dans le Wisconsin.

En réaction, Donald Trump avait alors rappelé à son adversaire battue que «le peuple s`est exprimé et cette élection est terminée», qualifiant, toujours sur Twitter, de «ridicule» l`initiative de Jill Stein soutenue par Hillary Clinton.

«Recomptage déconcertant»

La conseillère de l`homme d`affaires, Kellyanne Conway, a aussi dénoncé dimanche sur ABC un «recomptage déconcertant» et a exhorté les démocrates à ne pas être de «mauvais perdants».

Donald Trump a passé tout le week-end prolongé de Thanksgiving dans son luxueux golf de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride. Il a continué de peaufiner la mise sur pied de son gouvernement et de son équipe à la Maison Blanche.

Le suspense demeure sur le poste stratégique de chef de la diplomatie américaine. Les fervents soutiens du prochain président refusent que ce portefeuille de secrétaire d`Etat revienne au républicain modéré Mitt Romney, ex-ennemi juré du milliardaire, et préfèreraient l`ancien maire de New York, Rudolph Giuliani.

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