Refusant "la tyrannie de la majorité", le conservateur John Major a jugé lors d`un dîner privé jeudi qu`il était "parfaitement crédible" de tenir un deuxième référendum sur les termes de l`accord négocié avec l`UE, selon la presse britannique vendredi.
"J`entends dire que les 48% ayant voté pour rester" dans l`UE lors du référendum du 23 juin "ne devraient pas avoir leur mot à dire sur ce qui va arriver. Je trouve cela difficile à accepter", a souligné l`ancien chef du gouvernement conservateur entre 1990 et 1997 qui dit toutefois respecter le vote des Britanniques.
Son successeur travailliste Tony Blair, estime, lui, qu`"il est encore possible d`arrêter le Brexit si le peuple britannique le décide, après avoir vu ce qu`il implique réellement". "Je ne dis pas qu`il sera arrêté mais que c`est possible", a déclaré l`ancien Premier ministre dans une interview au magazine New Statesman publié jeudi.
L`actuelle Première ministre conservatrice, Theresa May, n`exclut pas que le Parlement britannique ait son mot à dire sur l`accord final conclu avec l`UE, mais s`oppose à ce que les députés puissent se pencher sur la question avant l`ouverture des négociations.
La Cour suprême doit décider début janvier si elle confirme le jugement de la Haute Cour de justice de Londres selon lequel les députés britanniques devraient voter sur ce processus de sortie de l`UE.
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