« Du bus qui nous a amenés de l’aéroport, on ne voyait rien, il faisait juste noir, tout était vide. C’était ça l’Europe ? Nous, on imaginait des grands immeubles avec des rues animées ! », raconte la réfugiée syrienne en faisant rire son mari Mohamed et leurs quatre enfants. Neuf mois plus tard, la famille Watti n’a toujours pas vu de volcans, ni même de geysers. Et doit s’habituer aux rues quasi désertes de la capitale islandaise.
Reçus à bras ouverts
« Comme nous n’avons pas de voiture, on n’a encore jamais pu sortir de Reykjavik », raconte cette ancienne professeure, qui a passé quatre ans au Liban avec sa famille avant d’être sélectionnée par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés pour être « relocalisée » en Islande comme 68 autres Syriens depuis 2015. Ces réfugiés ont été reçus à bras ouverts dans le pays, à tel point que plusieurs partis ont fait ouvertement campagne pour en accueillir davantage, lors des législatives du 29 octobre qui ont vu une belle progression du Parti pirate, au programme pro-immigration.
Logement, aides sociales, vêtements chauds, cours de langue ont été offerts à toute la famille pour faciliter son intégration. Un de leur fils, Zaïn, 5 ans, a ému tout...
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