Lors de cette conférence de presse, à laquelle participait le représentant du Haut commissaire à l`ONU pour les droits de l`homme en Colombie, Todd Howland, d`autres victimes du conflit armé, en provenance du département du Choco (nord-ouest), ont elles aussi dit soutenir le texte. Il s`agit d`une version remaniée d`un premier accord entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) rejeté à la surprise générale lors d`un référendum le 2 octobre.
Le nouvel accord, noué samedi, inclut des propositions des représentants du camp du "Non" au premier texte, négocié pendant près de quatre ans à La Havane. "Chaque jour qui passe est une menace", a mis en garde Leyner Palacios, représentante des victimes du massacre de Bojaya, où 79 personnes étaient mortes en 2012 après s`être réfugiées dans une église pour échapper aux affrontements entre les Farc et des groupes paramilitaires.
Car la situation sur le terrain reste fragile : malgré le cessez-le-feu bilatéral en vigueur depuis août, deux guérilleros des Farc ont été tués le 13 novembre lors de "combats", a révélé mercredi l`armée, une version contredite par la guérilla qui a demandé jeudi "une expertise" pour déterminer "s`il y a eu combat ou non". "Nous allons exiger une réunion avec l`instance nationale de surveillance et de vérification" du cessez-le-feu, a annoncé le commandant guérillero Carlos Antonio Lozada, qui fait partie des négociateurs de l`accord de paix, dans une vidéo diffusée par la guérilla.
D`autres victimes des Farc, principale et plus ancienne rébellion du pays, se sont elles opposées au nouvel accord de paix, dénonçant notamment la possibilité d`entrer en politique pour les guérilleros ayant commis des délits graves. Cet accord vise à tourner enfin la page d`un conflit qui a fait officiellement 260.000 morts, près de sept millions de déplacés et quelque 45.000 disparus.
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