Brexit : Boris Johnson et un ministre italien s`écharpent sur le prosecco

  17 Novembre 2016    Lu: 501
Brexit : Boris Johnson et un ministre italien s`écharpent sur le prosecco
Le ministre des Affaires étrangères britannique et le ministre italien du Développement économique Carlo Calenda se sont apostrophés au sujet de produits dont l`export pourrait être potentiellement affecté par le Brexit: le vin et le fish and chips !
Fidèle à sa réputation, Boris Johnson se retrouve une énième fois au cœur d`un scandale, mais, cette fois, gastronomique ! Une discussion sur le Brexit entre l`ancien maire de Londres et Carlo Calenda, ministre italien du Développement économique, a ainsi tourné au vinaigre selon The Independent, après une surenchère houleuse entre les deux hommes.

Carlo Calenda a confié à la chaîne Bloomberg que le différend aurait commencé en raison d`un désaccord entre eux sur la conception de ce que sont les principes fondamentaux de l`UE. Boris Johnson lui aurait soutenu que la liberté de mouvement en Europe ne faisait pas partie des principes fondamentaux de l`UE, ce que conteste Carlos Calenda.

La discussion a alors dégénéré : «En gros, ce qu`il voulait dire, c`est "je ne veux pas de la libre circulation des personnes, mais je veux le marché unique"», explique le ministre italien. «Je lui ai répondu qu`il n`en n`était pas question et à cela il m`a dit "vous vendrez moins de prosecco." Je lui ai rétorqué "Ok, vous vendrez moins de fish and chips, mais si moi je vends moins de prosecco à un pays, vous, vous en vendrez moins à 27 pays"», précise-t-il.

Si l`échange semble anodin, Carlo Calenda n`a pas vraiment apprécié que la discussion sérieuse sur le Brexit soit ramenée à une querelle de bas étage : «Ramener les choses à ce niveau est assez insultant», s`irrite-t-il. «Nous avons besoin d`informations sérieuses sur le sujet» ajoute-t-il.

Coutumier des gaffes et des incidents diplomatiques, Boris Johnson avait récemment créé la polémique au cours d`une interview accordée au quotidien tchèque Hospodářské noviny, en expliquant considérer que la liberté de mouvement en UE comme l`un des principes fondateurs de l`Union était une «connerie, que cela n`avait jamais été le cas et que c`était un mythe absolu, puisque la liberté de mouvement avait été décidée par une série de décisions juridiques».

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