L`accord va bien au-delà d`une coopération par programme, comme Londres et Paris avaient l`habitude de le faire jusqu`ici, mais établit une coopération par métier, a-t-elle précisé. Jusqu`ici, France et Royaume-Uni, dans un souci de souveraineté nationale, concentraient chacun sur leur territoire les travaux de certains bureaux d`études sur des domaines sensibles du développement des missiles de MBDA, ce qui aboutissait à l`existence de doublons.
Désormais, les pays vont se répartir le travail par segments entiers et échanger leurs conclusions. Ainsi, la conception des bancs d`essai serait installée dans un des deux pays tandis que celle concernant la liaison des données des serait établie dans l`autre.
Cela permettra à MBDA d`optimiser ses processus industriels et dégager assez de marges de manoeuvres pour rester compétitifs dans la Recherche et Développement, selon cette source.
L`accord concerne seulement MBDA, mais peut être répliqué à n`importe quel segment de l`industrie, a souligné la source.
MBDA, principal fournisseur de missiles tactiques en Europe et deuxième acteur mondial dans le domaine, est une filiale à part égale à hauteur de 37,5% entre le français Airbus et le britannique BAE Systems, le reste du capital (25%) étant entre les mains de l`italien Leonardo-Finmeccanica. Il est composé de filiales basées principalement en France, au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne.
Avec cet accord, les deux partenaires s`engagent également à ne pas interférer dans les exportations de l`autre, même lorsque leurs produits sont concurrents sur un même marché, a précisé la même source.
Cet accord est ratifié alors que le plus grand flou règne encore sur les modalités du divorce entre le Royaume-Uni et le continent consécutif au référendum de juin sur le Brexit, mais aussi sur la forme que prendra leur relation une fois la séparation consommée.
Tags:






