"Injustice contre l`humanité"
Il a aussi répété dans la même interview qu`il bâtirait "un mur" à la frontière avec le Mexique pour limiter l`immigration clandestine, une autre de ses promesses de campagne. Dans certains endroits, la frontière, longue de 3.200 kilomètres, pourra être sécurisée par "des clôtures" plutôt que par "un mur", a-t-il précisé. Pour M. Morales, président de gauche et premier chef d`Etat indigène de la Bolivie, "toute injustice contre un immigrant où que ce soit sur la planète est une injustice contre l`humanité. Nous sommes citoyens du monde".
Après l`élection de Donald Trump, M. Morales l`a félicité pour sa victoire et l`a appelé à oeuvrer "contre le racisme, le machisme, l`anti-immigration, pour la souveraineté de nos peuples". Les relations entre La Paz et Washington sont tendues depuis des années. M. Morales a expulsé en 2008 l`ambassadeur des Etats-Unis en l`accusant de soutenir un complot supposé de l`opposition de droite bolivienne. La Maison Blanche a démenti ces accusations et a répliqué en expulsant l`ambassadeur de Bolivie. Les deux ambassades sont depuis tenues par des chargés d`affaires. M. Morales a aussi expulsé en 2008 la DEA, l`agence anti-drogue américaine, et en 2013 l`USAID, l`agence des Etats-Unis pour le développement international.
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