Birmanie: 70 musulmans tués en un mois
Et "sept soldats, dont un commandant (...) et dix policiers ont sacrifié leur vie", ajoute l`armée, dans une très rare reconnaissance des pertes subies par les forces de l`ordre.
La minorité musulmane des Rohingyas (communément appelés "Bengalais" en Birmanie, où ils sont considérés comme des immigrés illégaux du Bangladesh voisin) est forte d`un million de personnes dans cette région de l`Etat Rakhine, dans l`ouest de la Birmanie.
Des dizaines de milliers d`entre eux vivent dans des camps de déplacés depuis des affrontements meurtriers entre bouddhistes et musulmans en 2012, dans des conditions difficiles.
Tout a commencé par des attaques meurtrières de postes de police dans cette région frontalière du Bangladesh le 9 octobre. Depuis l`armée birmane s`est déployée à la frontière et a lancé une chasse à l`homme.
L`armée est accusée de graves abus contre la minorité musulmane, du viol des femmes au meurtre de civils. Des accusations difficiles à vérifier de source indépendante, l`accès à la région étant filtré par les autorités et les journalistes interdits.
La tension est à nouveau montée ce week-end quand plus de trente personnes ont été tuées par les forces de l`ordre, qui dénoncent des attaques coordonnées au sabre.






