Le chef de la diplomatie américaine, qui quittera ses fonctions le 20 janvier, s`est abstenu de commenter l`élection de M. Trump, un adversaire politique.
Mais il a toutefois fait allusion aux positions connues du prochain président des États-Unis qui avait lancé pendant sa campagne que le changement climatique était un « canular » et qui avait évoqué l`« annulation » de l`accord de Paris.
« Nous devons faire avancer le mouvement (...) Nous devons avoir plus de gens qui s`impliquent » contre le changement climatique, a plaidé le secrétaire d`État américain.
« Nous n`avons pas encore gagné la bataille », avait-il averti il y a quelques jours.
John Kerry a toujours été actif dans le combat contre le réchauffement de la planète : il a apporté sa pierre à la COP-21, a mis sur pied sa propre conférence internationale sur les océans et il sera les 15 et 16 novembre à la COP-22 de l`ONU à Marrakech pour « souligner l`urgence de traiter le changement climatique et l`importance de poursuivre une action ambitieuse pour le climat à travers le monde », selon le département d`État.
La visite sans précédent de John Kerry en Antarctique se déroule deux semaines après l`accord international scellé le 28 octobre pour créer le plus grand sanctuaire marin au monde dans une partie des eaux immaculées du continent.
Après des années de négociations, un consensus a été trouvé entre les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l`Antarctique (CCAMLR) à Hobart, en Tasmanie.
Présenté par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, le projet porte sur la création d`une zone protégée en mer de Ross, une immense baie côté Pacifique. Elle s`étendra sur plus de 1,55 million de kilomètres carrés, soit une aire plus vaste que la France, l`Italie, le Benelux, l`Allemagne, la Suisse et l`Autriche réunis.






