L`Etat français avait fait attendre la mairie de Paris ces deux dernières semaines pour éviter que le nouveau centre ne soit pris d`assaut par des migrants fraîchement arrivés à Paris.
Il a donc fallu attendre l`opération de police, survenue le 4 novembre, qui a permis la "mise à l`abri" dans les centres d`accueil en Ile-de-France de plus de 3 000 migrants installés dans des campements de fortune, sous un pont aérien dans le Nord-est de la capitale.
Le camp, désigné par la mairie de Paris, comme un "centre humanitaire d`accueil pour réfugiés", a été inauguré jeudi matin dans le 18ème arrondissement de Paris par Hidalgo elle-même, en compagnie des travailleurs sociaux d`Emmaüs Solidarité et l`OFII (Office français d`immigration et d`intégration) qui ont contribué à sa création.
Installé dans une bulle gonflable de 1 000 m2, le camp dispose d`un pôle de soins et permet l`hébergement des migrants pour quelques jours, "le temps que des places soient disponibles dans les structures dédiées", explique la mairie de Paris sur son site. L`hébergement se fait dans un bâtiment divisé en huit îlots, avec des chambres en bois préfabriqué de 4 personnes.
Construit sur une ancienne friche de la SNCF, le camp humanitaire, réservé aux hommes, aura une capacité d`accueil de 80 individus par jour et l`accueil y sera "inconditionnel". "Chaque personne bénéficiera d`une évaluation sociale, avant d`être orientée vers un lieu d`hébergement. Repas, kits d`hygiène et vêtements seront fournis", souligne encore la mairie.
Un second centre d`accueil sera opérationnel à Ivry-sur-Seine en région parisienne, "d`ici la fin de l`année", pour accueillir les femmes isolées et les familles. Installé sur une ancienne usine d`Eau de Paris, le camp pourra accueillir jusqu`à 350 personnes.
La mairie de Paris et la préfecture d`Ile-de-France ont mis à l`abri plus de 15 000 migrants depuis 2015, grâce à une coopération avec les associations humanitaires, informe la mairie.
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