"Cette ratification confirme l`objectif ambitieux et responsable de l`Australie qui est de réduire en 2030 ses émissions de 26 à 28% en dessous de leur niveau de 2005", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre australien Malcolm Turnbull.
Le texte est également signé des ministres des Affaires étrangères et de l`Environnement, Julie Bishop et Josh Frydenberg, en partance pour la 22e conférence climat de l`ONU de Marrakech (COP22), où se discutera la mise en oeuvre de l`accord de Paris. "Nous sommes en course pour atteindre nos objectifs pour 2020 et sommes engagés par l`accord sur ceux de 2030", a ajouté M. Turnbull.
Du fait de sa population relativement faible eu égard à la taille de son territoire (24 millions d`habitants) et de sa très forte dépendance au charbon, l`Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.
La ratification australienne est intervenue au lendemain de l`élection à la présidence américaine du républicain Donald Trump qui, pendant sa campagne, avait annoncé son intention d`"annuler" le traité de Paris, expliquant qu`il n`en était "pas un grand fan", et qualifié le réchauffement climatique de "canular total".
Nouveaux projets dans les énergies fossiles
Interrogé sur l`implication du profil du nouveau président de la première puissance mondiale, M. Turnbull a réaffirmé l`engagement australien. "C`est un accord mondial", a-t-il dit. "Quand l`Australie s`engage sur un accord mondial, elle s`y tient."
Plusieurs ONG de défense de l`environnement ont salué cette ratification, en demandant toutefois à Canberra de traduire ses engagements par des actes. "L`Australie ne peut continuer à approuver de nouveaux projets dans les énergies fossiles et tenir les engagements qu`elle a pris", a estimé dans un communiqué Shani Tager, de Greenpeace Australie.
"La première mesure de l`Australie, premier pays exportateur charbon, l`énergie fossile la plus dangereuse, pour tenir ses engagements est d`interdire les nouvelles mines de charbon", a-t-elle dit.
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