S`exprimant à l`ouverture de la réunion nationale avec les préfets et les procureurs à Paris, le ministre a fait le bilan des mesures de sécurité extraordinaires mises en place depuis les attentats de Paris du 13 novembre 2015.
Les autorités policière et judiciaire ont ainsi multiplié les mesures à l`encontre d`individus, français comme étrangers, dont on suspectait les liens avec des mouvances radicales, a fait savoir le locataire de Place Beavau.
Ainsi, depuis l`an dernier, 80 arrêtés d`expulsion ont été pris contre des ressortissants étrangers tout comme 201 interdictions administratives de territoire délivrées à l`encontre d`étrangers dont "la présence en France constitue une menace grave", a-t-on appris du bilan.
S`agissant des Français radicalisés, Cazeneuve a annoncé que 400 interdictions de sortie du territoire ont été imposées dans le cadre de l`état d`urgence à l`encontre des ressortissants "soupçonnés de vouloir rejoindre des groupes terroristes actifs au Moyen-Orient".
La portée de l`état d`urgence a également atteint l`espace numérique avec des mesures de blocage pour 54 sites Internet et 319 adresses référencées pour "apologie et provocation au terrorisme" tandis que la police a effectué 80 saisies de données informatiques lors de perquisitions administratives, selon le bilan.
L`état d`urgence a été décrété par le gouvernement le 14 novembre 2015 sur toute l`étendue du territoire, au lendemain d`attentats terroristes qui ont visé la capitale française et fait 130 morts et des centaines de blessés. Prolongé depuis, à plusieurs reprises, par le parlement, l`état d`urgence court jusqu`à fin janvier 2017.
Son instauration permet aux autorités de restreindre la liberté d`aller et venir et de prononcer une assignation à résidence contre toute personne dont l`activité est présumée dangereuse.
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