"Parler avec l`opposition, en fait, c`est ne parler avec personne, car chez eux personne ne tient parole. Et donc je ferai ce qu`il faut pour aider le camarade Nicolas Maduro (...) Je suis chaviste et demain (NDLR: ce jeudi) je vais marcher jusqu`au palais de Miraflores", a-t-il dit.
Au lendemain de sa décision de suspendre son vote de défiance contre le président Maduro à l`Assemblée nationale, où elle est majoritaire, et de renoncer à sa marche sur Miraflores annoncée pour jeudi, la coalition de centre et de droite de la MUD a demandé des gestes de bonne volonté au pouvoir mercredi, et notamment de nouvelles libérations d`opposants.
"Si d`ici au 11 novembre (NDLR: date prévue pour la reprise des négociations entre l`opposition et le pouvoir) il n`y a pas de signaux clairs concernant la libération des prisonniers politiques et le retour aux urnes", il n`y aura pas de dialogue, a ainsi prévenu un des leaders de la MUD, la Table de l`Unité démocratique, l`ancien candidat à la présidence Henrique Capriles.
En justifiant sa décision mardi de renoncer à la marche prévue sur Miraflores, le président du parlement, Henry Ramos Allup, avait alors assuré qu`il répondait à la demande faite "aux deux parties" par le Vatican.
"Ramos Allup ne peut pas parler au nom du chavisme", lui a répondu mercredi Diosdado Cabello, député et président du parti socialiste vénézuélien.
Si officiellement l`opposition a renoncé à marcher sur Miraflores ce jeudi, une partie minoritaire de ses troupes a cependant maintenu sa volonté de manifester, du côté des étudiants ainsi que via Lilian Tintori, l`épouse de Leopoldo Lopez, l`un des principaux dirigeants de l`opposition, toujours emprisonné.
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