La tâche s`annonçait encore importante avant la fin des travaux, annoncée pour lundi soir. Un nombre significatif d`abris ont échappé aux flammes et demandaient ainsi davantage qu`un simple ramassage.
En dehors des ouvriers et policiers, le désormais ex-bidonville était quasi désert, même s`il était difficile de conclure de façon certaine qu`aucun abri n`était occupé. Quatre migrants récitaient une prière devant l`église orthodoxe, aux environs de laquelle ils ont passé la nuit. L`édifice avait été préservé lors du démantèlement de la "Jungle" sud en mars, mais devrait être bientôt détruit comme l`a été, hier soir, l`école située à 200 m, où une centaine de jeunes migrants avaient dormi dans la nuit de jeudi à hier.
A l`est du camp, au Centre d`accueil provisoire (CAP), quelques mineurs promis à un départ en Angleterre au titre de la réunification familiale faisaient leur toilette du matin.
Devant l`entrée des conteneurs, l`un d`entre eux s`inquiétait de son sort, preuve que l`obtention du bracelet donnant accès au CAP n`a pas éteint les doutes de tous. Juché sur un vélo, il a demandé que l`on lise un message écrit sur un bout de papier, où était récapitulée sa situation - son frère l`attend en Grande-Bretagne.
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