Interdiction de sortie du territoire. Le Conseil national électoral (CNE) "respecte les mesures ordonnées par les tribunaux, et instruction a été donnée de reporter le processus de collecte (des signatures) jusqu`à ce que de nouvelles instructions soient délivrées par la justice", a-t-il annoncé. La mesure a été suivie de près par une autre décision de justice affectant l`opposition. Henrique Capriles, ancien candidat à la présidentielle, a publié sur Twitter un document qui lui interdit à lui et six autres opposants de quitter le pays. "On nous impose une interdiction de sortie du territoire ! Ils perdent leur temps une fois de plus !", écrit Henrique Capriles dans un message joint à une photo du texte.
Des fraudes ? L`opposition regroupée autour de la Table pour l`unité démocratique (MUD), majoritaire au Parlement, devait, les 26, 27 et 28 octobre, réussir à regrouper quatre millions de signatures, soit 20% de l`électorat, pour que soit organisé le référendum contre le chef de l`État. Mais des tribunaux locaux dans au moins cinq États fédérés ont annulé une première collecte de paraphes représentant 1% de l`électorat réalisée en juin, qui est l`une des conditions pour passer à la seconde étape, la collecte de signatures de 20% de l`électorat. D`après le CNE, les tribunaux ont évoqué des "fraudes", notamment dans le décompte des signatures.
De nombreuses signatures. Fin juin, au moins 200.000 signataires (soit 1% de l`électorat) devaient se rendre dans l`un des 128 points de validation habilités par le CNE et y apposer leur empreinte digitale, afin de valider leur soutien au référendum. Après plus d`un mois d`audit, l`organisme avait donné son feu vert à la première étape : 399.412 signatures avaient été validées, soit le double du minimum demandé. Le CNE avait prévenu que si le seuil de 1% n`était pas atteint dans un des 24 États du Venezuela, l`ensemble du processus serait invalidé. L`annulation de la collecte du mois de juin a donc mis en péril l`ensemble du processus.
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