Cette annonce survient dans un climat politique tendu, l`opposition de centre droit cherchant à organiser un référendum pour révoquer le président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s`achève en 2019. Dans un communiqué, la coalition de la Table pour l`unité démocratique (MUD), opposante à M. Maduro et majoritaire au Parlement, a jugé que le report des élections régionales s`inscrivait "dans le cadre dangereux d`un régime clairement hors de la Constitution".
La MUD tentera du 27 au 29 octobre de réunir quatre millions de signatures en faveur de cette consultation, dernière étape avant de pouvoir convoquer le référendum. Mais elle dénonce depuis des mois les obstacles mis en travers de sa route, accusant notamment le CNE de retarder le processus pour défendre le chef de l`Etat. D`ailleurs, toujours dans son communiqué, la MUD a estimé que, par le report des scrutins régionaux, le Conseil national électoral "compte ignorer" le référendum que "le peuple vénézuélien réclame avec insistance et que le régime craint".
Le Conseil national électoral a annoncé le mois dernier que le référendum, s`il avait lieu, se tiendrait à la moitié du premier trimestre 2017.
Une mauvaise nouvelle pour l`opposition, qui devait l`organiser avant le 10 janvier prochain pour qu`une victoire du "oui" entraîne non seulement le départ de M. Maduro mais aussi des élections anticipées, espoir d`alternance politique dans ce pays en profonde crise économique. Si le référendum a lieu au-delà du 10 janvier, son succès ne provoquerait que le remplacement du chef de l`Etat par son vice-président, lui aussi du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), au pouvoir depuis 1999.
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