Qui sont les casques blancs syriens, favoris pour le prix Nobel de la paix
"On court les mains nues pour secourir les gens". "C`est comme en enfer. En deux semaines, on s`est pris 2.000 raids aériens... Ils bombardent un endroit et juste un peu plus tard, ils le bombardent à nouveau pour tuer les secouristes. Je veux retrouver mon ancien travail, ma maison, mais ça n`arrête jamais", confie à Europe 1 Ammar Salmo, chef des casques blancs dans la deuxième ville du pays. "Aujourd`hui, on dit en Syrie que l`humanitaire est devenu un crime. Les médecins sont tués. Trois de nos centres ont été attaqués et deux entièrement détruits. On a plus de voitures, on court les mains nues pour secourir les gens", poursuit cet homme épuisé.
"Une victoire pour tous les civils syriens". "Si on a le prix Nobel de la paix, ça ne sera pas une victoire seulement pour les casques blancs mais pour tous les civils syriens... pour montrer au monde qu`il y a des Syriens qui veulent la paix", espère Ammar Salmo. Les casques blancs syriens sont des civils, des médecins parfois mais aussi des professeurs, des ouvriers. Et au fur et à mesure que le conflit s`aggrave, "des soldats qui ont fait défection et qui ont quitté leurs armes ont rejoint la défense civile", raconte Ammar Salmo.
Dans le gouvernorat d`Alep, ils sont 500 volontaires, dont 120 rien que dans les quartiers Est de la ville, assiégés par le régime de Bachar al-Assad. Pour Ammar Salmo, deux semaines après la rupture du cessez-le-feu, le régime et son allié russe s`apprêtent à lancer une offensive terrestre. Une bataille qui n`est pas prête de donner un peu de répit à ces citoyens-sauveteurs.






