Ces deux pistes ont été vivement critiquées outre-manche. La préférence nationale étant considérée tantôt comme une «mauvaise idée» tantôt comme une mesure «xénophobe». Pour le Times, la mesure vise à «faire honte» aux entreprises tandis que pour le Financial Times, il s`agit là d’une «attaque» «contre les entreprises». La Première ministre d`Ecosse, Nicola Sturgeon, va plus loin et a demandé une clarification. Quand au chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, il s`est indigné de la «bassesse» des Tories qui agitent «les flammes xénophobes».
Les propositions d’Amber Rudd s’inscrivent en tout cas dans un contexte très particulier en Grande-Bretagne où le sujet de l’immigration devient délicat. La ministre de l`Intérieur s’est ainsi récemment inquiétée de savoir si les étudiants étrangers venaient «réellement pour étudier». Quant au ministre de Commerce international, Liam Fox, il a souligné cette semaine dans la perspective du Brexit qu`il était hors de question de garantir les futurs droits des trois millions de citoyens européens déjà établis au Royaume-Uni. Une intransigeance affichée qui ouvre manifestement la voie à un «Brexit dur».
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