Manifestation en Jordanie après le meurtre d`un écrivain
Les membres de sa famille accusent le gouvernement jordanien de ne pas avoir suffisamment protégé Nahed Hattar après sa libération sous caution, et alors même qu`il avait reçu des menaces de mort. "Nous demandons à tout le moins la démission du premier ministre", a déclaré à Reuters le frère de l`écrivain assassiné, Khaled Hattar. Sur le front de l`enquête, une source proche du dossier a rapporté que l`auteur des coups de feu, un ancien prédicateur musulman, avait affirmé avoir agi de sa propre initiative.
Dans un communiqué publié hier, l`organisation Amnesty International a dénoncé une "attaque déplorable contre la liberté d`expression" et demandé à la Jordanie de révoquer les lois anti-blasphème. "Les autorités jordaniennes doivent affirmer que les agressions contre des gens exprimant pacifiquement leurs opinions, même si elles sont impopulaires, ne seront pas tolérées", a ajouté Philip Luther, spécialiste du Moyen-Orient et de l`Afrique du Nord à Amnesty International.






