Le Yémen est déchiré depuis 18 mois par une guerre civile qui oppose les rebelles houthis, alliés aux fidèles de l`ex-président Ali Abdallah Saleh, aux forces loyales au chef de l`Etat Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition arabe conduite par l`Arabie saoudite.
Dans son offre, M. Sammad demande à Riyad "un arrêt de l`agression terrestre, aérienne et navale, une cessation des raids aériens et la levée du blocus imposé à notre pays, en échange d`un arrêt des opérations de combat à la frontière et des tirs de missiles en territoire saoudien" par les rebelles.
Le dirigeant houthi, dont le Conseil politique n`est pas reconnu par la communauté internationale, a appelé "l`Onu et les Etats épris de paix à exercer des pressions sur le régime saoudien pour qu`il saisisse cette offre".
Il a en outre proposé une amnistie générale aux "combattants qui se sont rangés aux côtés de l`agression", en allusion aux forces pro-Hadi.
Fin août, l`émissaire de l`Onu au Yémen Ismaïl Ould Cheikh Ahmed avait souligné que le retour à un cessez-le-feu dans ce pays était "essentiel" pour espérer reprendre des négociations autour d`un nouveau plan de paix. Une nouvelle trêve devra marquer "la fin de toutes les opérations militaires terrestres, aériennes et navales" ainsi qu`une "désescalade complète le long de la frontière du Yémen avec l`Arabie saoudite", avait-il expliqué devant le Conseil de sécurité de l`Onu.
Le secrétaire d`Etat américain John Kerry a pour sa part proposé récemment une initiative de paix au Yémen. Celle-ci prévoit la participation des houthis, accusés d`être soutenus par l`Iran, à un gouvernement d`union nationale, en échange de leur retrait de Sanaa et de larges zones du nord du Yémen et la remise des armes lourdes à une tierce partie.
Le conflit au Yémen, qui a généré une grave crise humanitaire, a fait en 18 mois plus de 6.600 morts et déplacé au moins trois millions de Yéménites, selon l`Onu.
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